SELOR

La poésie de Selor me touche énormement : elle est omniprésente dans son oeuvre, incarnée cette étrange créature récurrente à la peau jaune et "fildeferiligne" habillée d'un T-shirt blanc et bleu chaque jour de l'année qui nous donne l'impression de revivre les vacances de Monsieur Hulot. Son nom est Mimile.

Evoluant dans des paysages oniriques aux végétations luxuriantes évoquant les décors de Lewis Carrol ou alors dans le minimalisme le plus radical, ce personnage (a-til un nom ?) à la silhouette dégingandée se faufile dans le paysage urbain à travers des scènes fantasques quelquefois tragiques, qui renvoie au sentiment le plus intime de nos solitudes.

Quelquefois il lui arrive de croiser un quidam au cours de ses pérégrinations qui s'avère appartenir à la même espèce, cela donne lieu à des oeuvres d'une grande humanité. Regarder une oeuvre de Selor, c'est un peu lire du Prévert dans un square.